SA SAINTETÉ LE PAPE FRANÇOIS


 
 
 

 

Lekana : 80 ans

mardi 2 janvier 2018


Bien-aimés de Dieu, chers tous ! Vous de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Lékana ! Habitants des villages, des collines, vous frères et sœurs du Plateau Koukouya, paix à vous tous !

A quelques jours de Noël, en ce 3è dimanche de l’Avent, notre Mère l’Église nous invite déjà à la joie. Car le Messie vient : Jésus, le Fils de Dieu ! Comment ne pas se réjouir, cette paroisse de Lékana fête un anniversaire : 1937-2017 ! Voici 80 ans que cette paroisse dédiée à Ste Thérèse de l’Enfant Jésus existe. Une paroisse dont la fondation a été le fruit d’une « longue patience et d’un travail persévérant de pasteurs zélés qu’ont été par exemple, les P. De Chadirac, Raymond Defosse, François Noter.

Comme dit la Parole de Dieu ces missionnaires ont été des hommes consacrés, mis à part pour Dieu, ils étaient certainement mus par l’Esprit Saint pour avoir accepté de quitter leur aisance et venir jusqu’à nous. Grâce à l’Esprit Saint ils ont œuvré dans la joie et la patience, venant depuis la paroisse de Lékéty, à pieds, à bicyclette - et sur quelle route ! – Ils sont venus à la rencontre des populations très attachées à leur culture et à leur langue pour leur parler de Jésus-Christ, Le faire connaître, Le faire aimer. Dans la joie, ils ont tenu bon, dans la Mission de Jésus Christ qui est celle de « guérir les cœurs brisés, d’annoncer la délivrance aux prisonniers, la liberté aux captifs. »

Dans leurs tournées pastorales ils ont eu à régler des palabres de toutes sortes, des palabres matrimoniaux, rétablissant la paix ici et là, rétablissant la paix dans les ménages, ramenant des fugitives au foyer conjugal, secouant les paresseux, écoutant les doléances des uns et des autres. Telle est la mission du Messie que nous accueillerons bientôt à Noël. C’est la même mission que reçoivent ceux qu’Il envoie à l’instar les premiers missionnaires qui ont fondé cette paroisse. Telle est la mission des Missionnaires d’aujourd’hui.

A 80 ans ! L’homme est un bon adulte et déjà se prépare à quitter cette terre. Quatre-vingt c’est l’âge des hommes forts puisque selon la Bible, « le total de nos années est de 70. » La paroisse Sainte Thérèse de Lékana est parmi les premières des diocèses de Gamboma et d’Owando. Dans les Plateaux, le territoire de Lékana s’étendait jusqu’aux rives du Congo. Disons-le, Lékana est la paroisse-mère du diocèse de Gamboma.

Paroisse-mère, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, lorsque tu fêtes tes 80 ans, peux-tu être fière de ce que la Parole de Dieu a pénétré les cœurs de tes enfants ! Peux-tu te réjouir de ce que tes enfants sont libérés, sortis des prisons qui nous empêchent tous de vivre en enfants de Dieu ?

L’enfant de Dieu est celui qui a pris conscience qu’il n’est plus une simple créature, mais une créature aimée de Dieu, faite à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’enfant de Dieu marche sur les pas de Jésus Christ, notre Frère, le Nouvel Adam : L’enfant de Dieu marche à la lumière de l’Esprit Saint… Après 80 ans d’évangélisation, Toi Paroisse-mère – Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Lékana- peux-tu te réjouir de ce que tes enfants, grâce à la Parole de Dieu sont en train de changer la face de cette partie du peuple Congolais !

En effet, une vraie rencontre avec Jésus Christ ne peut pas ne pas agir sur nous, sur notre comportement, sur notre agir. L’enfant de Dieu, le chrétien, i.e. le disciple du Christ est celui qui est sorti de l’ignorance qui le faisait croire en des dieux qui ne le sont pas. L’enfant de Dieu est sorti de la peur des esprits mauvais, comme Yahvé le dit lui-même par le Prophète Isaïe :

« Vous ne partagerez pas les craintes de ce peuple et vous n’en serez pas terrifiés. C’est Yahvé Sabaot que vous proclamerez saint, c’est Lui qui sera l’objet de votre crainte et de votre terreur. » (Isaïe 8,12-13)

Le disciple de Jésus Christ n’est plus esclave des fétiches. Grâce à la Parole de Dieu, grâce à la Loi d’un Dieu de liberté, de Dieu qui nous est révélé comme Père, le chrétien, l’homme qui a vraiment fait la rencontre de Jésus Christ, devient lumière pour ses frères et sœurs ; sa présence ressemble au sel qui donne du goût à la nourriture.

Fils et fille de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, n’as-tu pas éteint l’Esprit de Dieu en toi, cet Esprit qui devait être ta lumière, qui devait te placer sur le chemin ? Grâce au travail de l’Esprit de Dieu en toi, l’Enfant de Dieu prie en tout temps, il rend grâce à Dieu en tout temps, en toute circonstance. Et cela le tient toujours dans la joie.

A 80 ans, Toi de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui est Jésus Christ pour toi ? Est-Il réellement ton Dieu, est-Il le Maître en qui tu as mis ta confiance, ta foi ? Es- tu celui que tu aimes plus que tous les autres ? Oui, Dieu veut cette préférence à tout, pour le bonheur de ses enfants. « Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. » (Mt 10,37)

Frères et sœurs, dans une semaine une occasion nous est offerte encore pour que nous choisissions de devenir disciples du Christ. Un témoin, Jean Baptiste atteste et affirme que lui-même n’est rien devant le Messie qui vient après lui Jésus. Lui Jean est là pour rendre témoignage à la Lumière véritable Jésus Christ qui éclaire tout homme venant en ce monde. Pour accueillir le Messie qui vient à Noël, Jean Baptiste nous demande de nous exercer à changer nos cœurs. Car aujourd’hui Dieu que nous attendons à Noël, vient en fait habiter nos cœurs. Préparer son cœur pour le Christ, c’est travailler à en éloigner tout ce qui porte la trace du mal.

Frères et sœurs venus participer à cette fête, profitons de cet anniversaire pour renouveler nous aussi les promesses de notre baptême nous préparant à accueillir le Messie en ce Noël 2017. Posons-nous déjà cette question : « qu’ai-je fait de mon baptême ? » Suis-je seulement chrétien ?

Au baptême en effet, nous sommes devenus membres du Corps du Christ. Nous sommes entrés dans la famille des enfants de Dieu. Avec Jésus Christ, grâce au baptême nous sommes devenus prêtres, prophètes et rois : appelés donc dans ce monde et dans notre société à sanctifier, à porter la Parole de Dieu, à aider à vivre de cette Parole ; appelé enfin à guider, à montrer le chemin du bien, à devenir des lumières pour nos frères et sœurs. En avons-nous conscience

J’ai dit : dans quelques jours ce sera Noël : nous voulons accueillir l’Enfant-Dieu en chacun de nous. J’ai relevé le personnage de Jean Baptiste comme Témoin du Messie, c’est lui qui vient nous montrer celui que nous devons suivre : l’Agneau de Dieu. En regardant ce personnage je crois qu’il nous faut aussi relever cette vertu que le prophète nous montre : son humilité. Il ne cherche pas à prendre la place du Messie alors que quelques personnes voudraient qu’il le soit. Y a-t-il encore de l’humilité chez nous ? Les chrétiens que nous sommes avons-nous le désir de rechercher à demeurer à notre place ? Au contraire ne sommes-nous pas jaloux des autres de telle sorte que bien souvent intérieurement nous disons : « Ôte-toi de là que je m’y mette » !

En somme, on n’est pas chrétien tout seul, pour soi. Nous sommes chrétiens pour un peuple. Nous sommes chrétiens pour aller, comme dit le pape François, pour aller vers les périphéries : donc pour permettre à tous les hommes de recevoir le salut de Dieu en Jésus Christ. Les hommes vers lesquels nous devons aller sont d’abord ceux de notre société : nos frères et sœurs Congolais. Ils n’attendent pas de nous des discours, si beaux soient-ils. C’est à un témoignage de vie que nous sommes conviés. Notre société a me semble-t-il un grand besoin de conversion. Cette conversion viendra du respect de la Parole de Dieu, du respect des commandements de Dieu, conversion pas pour les autres mais d’abord pour moi-même.

Il s’agit d’abord d’aimer Dieu de tout notre cœur, de toutes nos forces et d’aimer le prochain comme soi-même. Le prochain n’est pas seulement l’homme de ma tribu ou de mon pays. Aimer le prochain c’est éloigner toute méchanceté à son égard, c’est ne pas fermer les yeux devant la souffrance de l’autre, c’est se gêner devant toute injustice. C’est fuir le mal sous toutes ses formes.

Et il y a les autres commandements comme : Tu ne voleras pas. Voler c’est prendre pour soi ce qui appartient à autrui. Voler c’est prendre pour soi ce qui appartient à tous. Voler c’est s’accaparer ce qui est le bien de tous. Ne voles-tu pas en agissant comme tu le fais mon frère, à ma sœur ? Voler c’est prendre un bien de tous alors qu’on perçoit normalement le dû de son travail. Voler c’est ne pas avoir de la fierté, de l’honneur devant ses proches. Aujourd’hui on a l’impression de banaliser le vol, le péché.

Disons-nous la vérité les uns aux autres ? Tu ne mentiras pas. Tu diras la vérité en tout et tu vivras dans la vérité, toi enfant de Dieu. Tu ne tueras pas. La jalousie, la soif d’argent, la soif du pouvoir sale détruit beaucoup de cœurs. Nos mains sont entachées du sang de nos frères et sœurs, un sang qui crie chez Dieu le Créateur, le miséricordieux mais qui nous jugera un jour si nous ne changeons pas nos cœurs !

L’Église de Dieu qui est au Congo est déjà centenaire. Si tous les baptisés au nom de Jésus s’engageaient tous à témoigner, à montrer qu’ils sont fils et filles de Dieu, s’ils s’engageaient au suivre les dix commandements si connus, croyez-moi nous serions en paix et heureux de vivre sur cette terre où Dieu nous a placés.

Alors mon frère tu es à combien de mois, à combien d’années dans ta vie chrétienne. En fêtant cet anniversaire pose-toi ces questions : Suis-je chrétien vraiment. Jésus Christ, Fils de Dieu est-il mon Maître ? Ne suis-je pas un menteur devant mes frères. En réalité ne suis-je pas à la solde du Menteur des origines qui a osé montrer à Jésus le monde créé par le Dieu-Trine disant : « Tout cela m’appartient, agenouille-toi devant moi et je te le donnerai !

Chrétiens mon frère, ma sœur, Bon anniversaire. Je veux comme toi choisir Jésus Christ et je refuse de me laisser tromper par le Menteur- Satan. Qu’il aille loin de nous ! Que la prière de Sainte Thérèse et de Saint Joseph protège notre pays et nos familles. Amen

 

 

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